O Navio
01/05/2009 - 10h51

Archéologue Subaquatique Luiz Fernando de Castro Cunha e le Prince des Asturies (FRANÇAISE)

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Le naufrage du « Prince des Asturies » eut des proportions gigantesques : 477 morts et 144 survivants, parmi lesquels 6 femmes et 2 enfants, en plus des plus de 1000 clandestins qui voyageaient entassés dans le sous-sol. Les eaux troubles, l`épais brouillard e la version que Ilha Bela serait un pôle magnétique sont tenus comme les principales causes de la tragédie. Le sinistre fut comparé au Titanic, naufragé 4 ans auparavant et fortuitement construit par le même chantier naval écossais.

Le navire espagnol faisait 150m de longueur et était la fierté de la marine marchande espagnole.

La première expédition sur le Prince des Asturies eut lieu en 1949, lorsque furent enlevés 200 tonnes de plomb, en lingots de 50kg.

Ensuite furent réalisés des opérations de recherche sous-aquatique autorisées par la Marine Brésilienne, dans lesquelles j`étais présent, à bord du navire Hipocampo (ex-chasse mines « Piranhas » de la Marine de Guerre Brésilienne) en tant que archéologue et plongeur, suivi par un officier de la Marine, en mission coordonnée par les plongeurs professionnels Raul Cerqueira et Julio Cesar Castello Branco, directeur de développement commercial de l`entreprise COOPERBRASUB, en partenariat avec l`entreprise Hernandes Anti-Rouillement, en 1986.

A la même occasion, des plongées successives furent effectuées pendant quelques jours de mer très agitée et eau très froide. Malgré cela, nous pûmes trouver des pièces de valeur historique au fond de la mer, trainées par la sédimentation et les courants du lieu.

Furent trouvées deux crachoirs en porcelaine, un petit vase fragmenté et aussi une statue en bronze, fragmentée par les diverses explosions survenues pendant les nombreuses tentatives de sauvetage qui, venant d`Espagne, devrait faire partie du monument « La Carta Magne y Las Cuatro Regiones Argentinas », à Parque Palermo - Buenos Aires.

Pendant ces jours, nous accédâmes à la porte du sous-sol, où furent localisés les dépôts de métal tel que étain, plomb et petites bouteilles de mercure.

J`ai réalisé ma première plongée en tandem avec le plongeur et ami Castello, sur la prou du bateau. Nous parcourûmes le fond jusqu`à la moitié du navire, ou nous avons trouvé un crachoir en porcelaine avec de beaux motifs floraux. La profondeur variait entre 17 et 32 mètres, avec un fort courant, eau très froide et visibilité de 2m maximum, en raison à la suspension de matériel ferreux originaire de la coque, en processus de décomposition.

Dans cette même mission, dans une autre journée,  avec des conditions de plongée plus favorables, fut élaboré par le plongeur Raul Cerqueira le croquis de la coque échouée, grâce auquel nous pûmes obtenir toutes les informations sur chaque compartiment du navire.

Les nombreuses demandes d`exploration et enlèvement de la charge encore en place furent motivés par la réel possibilité de trouver, à l`intérieur de l`épave, des pièces de valeur historique datant du siècle XIX.

Nous trouvâmes facilement, en à peine quelques jours de plongé, malgré les conditions défavorables, des sculptures en bronze, lampes en cuivre et vaisselle. Ces objets sont aujourd`hui restaurés et se trouvent en exposition à l`Espace Culturel de la Marine et dans le Musée Océanographique de Rio de Janeiro.

Malheureusement, des missions d`exploration sont réalisés de façon clandestine et désordonnée depuis 1950, par l`action prédatrice de plongeurs amateurs et « pirates », ainsi que par les constantes visites d`écoles de plongée autonomes, touristes et plongeurs sportifs qui, sans se faire repérer, arrivent à enlever quelques « souvenir » du plus grand et plus connu naufrage d`un transatlantique dans des eaux brésiliennes. Ces « souvenirs » ont, très souvent, une valeur historique et sont revendus à São Sebastião ou dans les plages de Ilha Bela.

Il est important de dire qu`il y a une grande possibilité qu`il y ait encore du matériel archéologique à l`intérieur du sous-sol du navire. Des explorateurs ont l`intention d`enlever le maximum de composants métaliques nobles éventuellement présents : tungstène, étain, chromite, câbles électriques, plaques de cuivre, plomb, hélices en bronze de 1 et 2 tonnes, ancres et chaînes en fer, d`un total d`environ 500 tonnes.

Face à ce qui se présente, il nous appartient à tous, maintenant et dans l`avenir, d`évaluer notre participation directe et indirecte dans la préservation de ce bien culturel submergé.


Luiz Fernando de Castro Cunha
Archéologue Subaquatique



Traduit par Victor Pinto

 

Site: http://www.sintasa.org.br/

Porto de Santos no início do Século XX
Texto descritivo dos navios da Marinha Espanhola mostrando o Príncipe das Astúrias como o de maior carga
Cartão Postal Príncipe das Astúrias (da época) - Fonte: http://www.novomilenio.inf.br
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